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Arrêté réglementant le mouillage des navires de 24 mètres et plus
Arrêté réglementant la navigation, le mouillage des navires et la plongée sous-marine à Marseille
Arrêté réglementant la navigation, le mouillage des navireset la plongée sous-marine à Cassis
L'herbier de Posidonie
Pourquoi le préserver ?
L’herbier de Posidonie est une plante marine. Les prairies sous-marines qu’elle forme constituent l’habitat naturel clé de voute de la Méditerranée. Elle recouvre seulement 2% de la surface de la Méditerranée mais abrite ¼ des espèces animales ou végétales
La posidonie rend de multiples services environnementaux :
- zone de nourricerie et de reproduction majeure des espèces marines méditerranéennes
- production de ressources halieutiques : 30 à 40 % des espèces de poissons consommés y sont pêchées
- stabilisation du littoral : l’herbier permet de limiter l’érosion des côtes (amortissement de la houle et protection avec les feuilles mortes qui forment des banquettes sur les plages)
- séquestration durable du carbone : l’herbier de posidonie séquestre 1500 T de CO2 par hectare, soit 7 fois plus de carbone qu’une forêt de feuillus et 3 à 5 fois plus qu’une forêt tropicale
- production d'oxygène : 1 m2 d'herbier produit 14 litres d'oxygène par jour.
La superficie des herbiers de posidonie a régressé de près de 20% au cours du seul XXème siècle. La principale pression exercée sur les herbiers de posidonie est aujourd’hui le mouillage (l’impact mécanique des ancres) des navires.
En baie de La Ciotat, 30 ha d’herbiers ont été perdus en 10 ans : l’équivalent de 240 piscines olympiques !
Il y a donc urgence à agir pour la protection de cet habitat !
Grâce à 5 gestes simples, je peux contribuer à préserver l’herbier de posidonie !
1. Je me renseigne sur la réglementation du mouillage dans les Calanques et je la respecte
2. Je choisis de préférence une zone sableuse repérable depuis la surface par sa couleur claire. Je peux aussi m’aider l’application « Donia »
3. Je mouille une longueur de chaîne de 3 fois la hauteur d’eau
4. J’évite de mouiller mon ancre avec le moteur enclenché en marche arrière toute
5. Je remonte l’ancre à l’aplomb du bateau (si possible à l’aide d’un orin* afin de lever l’ancre verticalement)
*orin= bouée attachée à l’ancre