Si les Calanques ont formé des grimpeurs de classe internationale, elles ont aussi engendré des amoureux inconditionnels. Le plus célèbre d’entre eux est Gaston Rébuffat. Né à Marseille en 1921 et mort en 1985, il fut un guide, un écrivain et un conférencier à succès.
Ses débuts dans les Calanques
C'est dans les Calanques que Gaston découvre l'escalade. En 1937, il rejoint la section de Provence du Club alpin français, en même temps que Gabriel Ollive et Georges Livanos. Avec ce dernier, il ouvre en 1941 la voie de la Centrale, sur la Grande Candelle. Sur ce même sommet, un passage spectaculaire de l'arête de Marseille est aujourd'hui connu sous le nom de « pas de Rébuffat », immortalisé par une célèbre photographie de l'alpiniste en 1940.
“ Par une grâce de la nature, cette côte est si accidentée, si inaccessible parfois, sujette aux coups de mer et aux assauts des vents, et, au-delà de la falaise qui domine le large, le relief du massif est si merveilleusement tourmenté, que ce pays privilégié se protège lui-même, est encore un jardin comme il l’était le premier jour ”— Gaston Rébuffat
Faire connaître et protéger les Calanques
Humaniste, il célébrait dans son œuvre la beauté de la montagne, les liens entre compagnons de cordée et la relation entre l'homme et la nature. Dans ses livres et ses films, notamment grâce aux images de son ami d’enfance Gabriel Ollive, Gaston Rébuffat a mis en valeur la beauté des Calanques tout en attirant l'attention sur leur fragilité.
Son film Étoiles et Tempêtes, sorti en 1955, montre notamment des ascensions sur l'île de Riou et à la Grande Candelle. En 1980, il publie Calanques, Sainte-Baume, Sainte-Victoire : les 400 plus belles escalades et randonnées. Il a également soutenu les défenseurs du massif, parmi lesquels Paul Rouaix.