« Ô Terre du Midi dont mon cœur s'éblouit ! Ô Terre où ma tendresse enfin s'épanouit ! » Ainsi écrivait Marie de Sormiou (1865-1956), poétesse et épouse d'Alfred de Ferry, notable et aristocrate marseillais.
Une vie entre la Magalone et Sormiou
Marie apporte en dot à son mari la calanque de Sormiou, que ses parents lui ont achetée aux enchères. Le couple vit dans la bastide de la Magalone, boulevard Michelet, y menant une vie mondaine et culturelle, recevant Frédéric Mistral ou Anna de Noailles. Mais Marie n'aime rien tant que passer du temps à Sormiou, où elle se rend à cheval pour y pique-niquer et écrire des vers célébrant les beautés des Calanques. En 1894, le couple y fait construire une résidence d'été, surnommée « le Château », ainsi que 17 cabanons destinés à la location.
Les Calanques dans son œuvre
En 1906, elle publie son premier recueil, Chants de Soleil, qui rencontre le succès. Suivra La Vie triomphante en 1908. Ses poèmes célèbrent notamment la mer, les bois d'oliviers, les cigales et la bastide. Les critiques de l'époque saluent la passion de son écriture et sa manière de restituer les paysages et les sensations de la Provence.